RIDD et Rencontres ADESTIV : le président Steve Essis porte l’excellence ivoirienne au-delà des frontières
Steve Essis fédère les talents de la diaspora ivoirienne à travers le RIDD et les Rencontres ADESTIV, avec une ambition : favoriser l’emploi, l’entrepreneuriat et le développement de la Côte d’Ivoire.

RIDD : la diaspora ivoirienne se donne les moyens d’agir
Depuis 2017, le Réseau ivoirien des diplômés de la diaspora rassemble des compétences formées à l’étranger autour d’une ambition : les rapprocher des opportunités et des besoins de la Côte d’Ivoire. De l’orientation des étudiants à l’insertion professionnelle, en passant par l’entrepreneuriat, le RIDD construit les liens qui permettent à ces parcours de contribuer au développement du pays.
Une idée simple, une ambition collective
Le RIDD voit le jour le 15 novembre 2017, à l’initiative de jeunes Ivoiriens formés à l’extérieur. À l’origine de cette organisation professionnelle à but non lucratif, une volonté : réunir des talents dispersés dans le monde et leur donner un cadre pour avancer ensemble.
Notre idée de départ était de connecter la diaspora aux opportunités en Côte d’Ivoire et à l’international,
explique Steve Essis, président exécutif du réseau.
Fédérer, connecter, agir et inspirer : le réseau organise son action autour de quatre objectifs. Il entend bâtir l’un des plus grands réseaux de talents ivoiriens dans le monde, faciliter le dialogue avec les institutions et les partenaires, soutenir des projets utiles au pays et offrir à la jeunesse des exemples de réussite et d’engagement.
Le président en précise la finalité :
Transformer le capital humain de la diaspora en projets concrets de développement pour la Côte d’Ivoire.
L’ambition touche autant aux perspectives individuelles qu’à la transmission. Trouver sa place dans le monde professionnel, entreprendre, partager une expérience acquise à l’étranger ou accompagner un étudiant sont autant de façons de faire vivre ce lien avec le pays.
Une organisation pour faire travailler les compétences ensemble
Pour porter cette ambition dans la durée, le RIDD s’appuie sur une structuration que son président souhaite conduire avec la rigueur d’une entreprise.
Le bureau exécutif international réunit la présidence, le secrétariat général et les commissions chargées des coordinations et des projets. Des pôles thématiques constituent le bureau central. L’ensemble s’appuie sur des représentations en France, dans le Benelux, au Maroc, en Tunisie, au Canada et en Côte d’Ivoire.
À travers ces relais, le RIDD entend rester proche des réalités vécues par ses membres, d’un pays à l’autre.
Le fonctionnement décrit par la présidence se veut démocratique et participatif. L’assemblée générale, le conseil des pionniers, le club des mentors et les comités de projets composent ce cadre collectif. L’engagement et le savoir-faire constituent les bases de l’adhésion, avec la volonté de permettre à chacun d’apporter ses compétences.
Le portail ridd.info et le média Educ’Afrik prolongent ce travail en donnant de la visibilité aux actions du réseau, aux parcours et aux opportunités.
ADESTIV, un rendez-vous qui ouvre les horizons
Les Rencontres ADESTIV occupent une place centrale dans cette dynamique. Associée aux Awards de la diaspora estudiantine ivoirienne, l’initiative conjugue reconnaissance des talents, échanges professionnels et rapprochement avec les acteurs économiques.
Son intérêt tient à la diversité des interlocuteurs qu’elle rassemble : étudiants, diplômés, entrepreneurs, recruteurs et représentants institutionnels peuvent y échanger autour de l’emploi, de la mobilité et des projets à développer.
En 2025, le lancement de la huitième édition à l’Institut français d’Abidjan, en présence de représentants diplomatiques belges et luxembourgeois, a donné une illustration de cette ouverture. Les échanges portaient notamment sur la circulation des compétences et les possibilités de collaboration entre la diaspora et les secteurs public et privé.
Avec sa neuvième édition en 2026, ADESTIV poursuit ce parcours international. Le calendrier associe Abidjan, Luxembourg, l’étape française à Poissy, le 24 octobre, et Bruxelles, où deux journées sont prévues les 30 et 31 octobre.
D’une édition à l’autre, le RIDD cherche ainsi à entretenir les relations entre des personnes et des structures susceptibles de travailler ensemble. Une rencontre peut alors déboucher sur un emploi, un partenariat ou un projet entrepreneurial.
Accompagner les parcours, du départ à l’emploi
Le travail du réseau se déploie également dans l’accompagnement des étudiants et des professionnels.
Pour la période 2025-2026, le RIDD fait état de plus de 100 talents de la diaspora mis en relation avec des opportunités d’emploi.
Cet accompagnement de 800 étudiants en mobilité internationale a été réalisé par l’intermédiaire d’ILA, le centre de langues du RIDD. À travers ce centre, le réseau a accompagné leurs projets de mobilité vers plusieurs destinations, notamment l’Italie, Dubaï, la France et la Chine.
En Côte d’Ivoire, le réseau mène des actions de formation, d’orientation et d’insertion, ainsi que des journées d’intégration. En Europe, il accompagne de nouveaux diplômés dans leurs démarches administratives et organise des occasions de dialogue avec ses partenaires.
Les rencontres entre entrepreneurs et professionnels de la diaspora complètent cet accompagnement. Elles répondent à un besoin concret : connaître les bons interlocuteurs, faire découvrir son activité et identifier des possibilités de collaboration.
Le Café du RIDD, consacré au renforcement des compétences, et les voyages d’immersion proposés aux entrepreneurs dans le cadre du RIDD Tour international élargissent ces possibilités d’apprentissage. Ils permettent d’aborder d’autres pratiques et de nourrir de nouvelles collaborations.
Cet accompagnement de 800 étudiants en mobilité internationale a été réalisé par l’intermédiaire d’ILA, le centre de langues du RIDD. À travers ce centre, le réseau a accompagné leurs projets de mobilité vers plusieurs destinations, notamment l’Italie, Dubaï, la France et la Chine.
Un cap fixé à 2035
Pour les années à venir, le réseau affiche une vision que Steve Essis formule ainsi :
Faire de chaque talent de la diaspora un acteur du développement de la Côte d’Ivoire.
À l’horizon 2035, cette ambition suppose de renforcer les liens entre les compétences disponibles à l’étranger et les besoins du pays, tout en donnant davantage de place à la transmission et à l’engagement citoyen.
La feuille de route 2026-2027 comprend notamment le développement de « Mon passeport pour mon job ». Déjà présenté publiquement en 2025, ce dispositif vise à faciliter l’insertion des talents de la diaspora et leur intégration dans le tissu économique ivoirien.
Le lancement d’une plateforme numérique dédiée à la mise en relation entre talents et entreprises figure également parmi les projets annoncés. Elle doit prolonger les échanges et faciliter les contacts au-delà des rendez-vous organisés par le réseau.
À l’approche de son neuvième anniversaire, le RIDD poursuit ainsi une ambition exigeante : faire en sorte que les compétences acquises à travers le monde trouvent des occasions concrètes de servir, d’entreprendre et de se transmettre.
Son président résume cet engagement en une phrase :
Le RIDD n’a pas été créé pour exister mais pour impacter.


