Une libération par grâce, puis une déclaration très commentée
Le député malien Mamadou Hawa Gassama a recouvré la liberté en Côte d’Ivoire après une grâce accordée par le président Alassane Ouattara, moins de deux semaines après sa condamnation.  Dans la foulée, une phrase tourne : « Alassane Ouattara n’est pas notre ennemi », accompagnée de remerciements aux autorités ivoiriennes.  L’extrait est massivement relayé, surtout sur les réseaux sociaux.
Ce que l’on sait du contexte : une affaire devenue symbole des tensions
L’affaire Gassama s’est greffée sur des relations déjà tendues entre Bamako et Abidjan. Le Monde rappelait qu’il avait, par le passé, qualifié Ouattara « d’ennemi » du Mali, ce qui avait contribué à cristalliser les tensions.  Jeune Afrique confirme que sa libération intervient après une séquence judiciaire et politique très suivie.  La déclaration actuelle, elle, marque un tournant dans le récit.
Changement de ton : trois lectures possibles, une certitude
Première lecture : un apaisement personnel après une détention et une libération exceptionnelle. Deuxième : un message adressé aux opinions publiques malienne et ivoirienne pour baisser la température. Troisième : une séquence utile à une désescalade diplomatique. La certitude, elle, est factuelle : il y a un contraste net entre ses propos passés et les formules de remerciement diffusées après sa grâce. 
Le point de vigilance : vérifier l’original
Comme la citation circule surtout via des pages et vidéos sociales, l’élément clé pour consolider l’info est l’accès à l’interview complète (ou au verbatim de l’avocat/communiqué). Tant que l’origine exacte n’est pas verrouillée, la prudence s’impose sur la formulation exacte et l’intention.
Au-delà de la punchline, le vrai sujet est diplomatique : comment une libération “par grâce” peut servir de levier pour calmer (ou recadrer) une crise Bamako–Abidjan.
Source(s) suggérée(s) à consulter : Jeune Afrique, APA News, Le Monde (contexte), communiqué/avocat (déclarations vérifiées).