Africa Next Awards 2026 : Fatoumata Jau, cheffe de la diplomatie bissau-guinéenne, sera honorée à Paris
Ministre des Affaires étrangères de Guinée-Bissau, Fatoumata Jau sera honorée le 3 septembre à Paris pour un parcours consacré à la diplomatie et à la coopération internationale.

Fatoumata Jau, une diplomate désormais en première ligne
Le 3 septembre 2026, Fatoumata Jau fera partie des personnalités honorées aux Africa Next Awards, aux Folies Bergère à Paris.
La distinction mettra en lumière une responsable politique dont le parcours s’est progressivement construit au cœur des relations extérieures de la Guinée-Bissau. Aujourd’hui ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Communautés, elle occupe l’une des fonctions les plus stratégiques du gouvernement bissau-guinéen. Son rôle est large : représenter son pays, entretenir ses relations avec ses partenaires, défendre ses positions dans les organisations internationales et contribuer à mobiliser des coopérations utiles au développement national.
De la présidence aux Affaires étrangères
Fatoumata Jau connaît déjà bien les rouages de l’État lorsqu’elle entre au gouvernement.
Avant d’occuper des fonctions ministérielles, elle travaille notamment comme conseillère à la Présidence de la République. Cette expérience la place au contact direct des dossiers institutionnels et internationaux.
En janvier 2024, elle est nommée secrétaire d’État au Plan et à l’Intégration régionale. Quelques mois plus tard, en août, elle prend en charge la Coopération internationale. Cette évolution n’est pas anodine. Elle lui permet de passer progressivement des questions de planification et d’intégration régionale à la gestion directe des partenariats extérieurs de la Guinée-Bissau. Elle conserve ensuite cette responsabilité avant d’être nommée, le 26 mai 2026, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Communautés.
La coopération comme véritable outil de développement
Le parcours de Fatoumata Jau se distingue notamment par la place qu’elle accorde à la coopération internationale.
Dans un pays comme la Guinée-Bissau, les relations extérieures ne se limitent pas aux rencontres diplomatiques. Elles touchent directement à des secteurs comme la formation, les infrastructures, la santé, l’investissement, la transformation numérique ou encore le financement du développement. Avant même son arrivée à la tête du ministère, elle participait déjà à plusieurs discussions destinées à mieux coordonner l’aide internationale et à rapprocher les programmes des partenaires des priorités nationales.
Elle a également représenté la Guinée-Bissau au sein de la Communauté des pays de langue portugaise, où les questions de coopération occupent une place centrale. Cette manière d’aborder la diplomatie donne une indication assez claire sur son profil : chercher dans la relation internationale des résultats qui puissent avoir une traduction concrète pour le pays.
Une activité diplomatique déjà très soutenue
Depuis sa nomination comme ministre, Fatoumata Jau a rapidement multiplié les échanges avec les partenaires de la Guinée-Bissau.
Sa première visite officielle à l’étranger dans cette fonction l’a conduite au Maroc, fin juin 2026. Les discussions ont porté sur plusieurs domaines, parmi lesquels l’investissement, les infrastructures, la santé, la formation professionnelle, l’économie bleue et la transformation numérique. Elle s’est également entretenue avec les autorités mauritaniennes autour du renforcement de la coopération entre les deux pays. En juillet, une rencontre avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a permis de faire le point sur les relations entre Bissau et Moscou et d’examiner de nouvelles pistes de coopération. Ces déplacements montrent les priorités d’une diplomatie qui cherche à maintenir plusieurs partenariats à la fois, en Afrique comme au-delà du continent.
Faire entendre la Guinée-Bissau
La fonction de Fatoumata Jau prend une dimension particulière compte tenu du poids démographique et économique de son pays. Pour un État comme la Guinée-Bissau, la diplomatie reste un levier essentiel pour renforcer sa présence internationale, attirer des partenaires et défendre ses intérêts dans les grandes discussions régionales.
La CEDEAO, la CPLP, l’Union africaine ou encore les Nations unies constituent autant d’espaces dans lesquels le pays doit pouvoir faire entendre sa voix. Fatoumata Jau intervient aussi sur des sujets qui dépassent la diplomatie classique. Lors d’un forum international organisé à Bakou en 2026, elle a notamment défendu une meilleure prise en compte du lien entre changement climatique, fragilité économique, stabilité et accès au financement climatique pour les pays les plus vulnérables.
Cette dimension permet de comprendre une diplomatie qui ne se limite pas aux relations entre gouvernements, mais qui touche directement aux grands défis de développement auxquels sont confrontés plusieurs États africains.
Une femme à la tête de la diplomatie bissau-guinéenne
Sa nomination représente également une nouvelle étape dans son propre parcours. Après avoir travaillé comme conseillère, puis secrétaire d’État, Fatoumata Jau dirige désormais l’ensemble de la diplomatie bissau-guinéenne.
Cette progression lui donne aujourd’hui une responsabilité particulière : celle de représenter la Guinée-Bissau dans un environnement international où les alliances évoluent rapidement et où les pays africains cherchent de plus en plus à diversifier leurs partenariats. Elle fait ainsi partie de ces responsables africaines présentes directement dans les espaces où se négocient les coopérations, les investissements et les relations politiques entre États.
Pourquoi Africa Next Awards la distingue
C’est cette trajectoire que les Africa Next Awards 2026 ont choisi de mettre en avant. Le parcours de Fatoumata Jau associe service public, intégration régionale, coopération et diplomatie. Il montre surtout une montée progressive en responsabilités jusqu’à la direction du ministère chargé de représenter la Guinée-Bissau dans le monde. Sa distinction, le 3 septembre aux Folies Bergère, viendra saluer cet engagement et une action aujourd’hui directement liée à la place que son pays souhaite occuper sur la scène africaine et internationale.