Africa Next Awards 2026 : Gérardine Mahoro sera distinguée à Paris pour son expertise au service du développement africain
Experte en finance du développement et en gouvernance des ressources naturelles, Gérardine Mahoro sera distinguée le 3 septembre à Paris lors des Africa Next Awards 2026.

Une expertise construite autour des économies africaines
Gérardine Mahoro fait partie des personnalités qui seront distinguées lors des Africa Next Awards 2026, le 3 septembre prochain aux Folies Bergère à Paris. Son parcours se situe à la rencontre de plusieurs sujets devenus essentiels pour le continent : le financement du développement, la gestion des ressources naturelles, l’investissement, la performance des politiques publiques et la connaissance des marchés africains.
Aujourd’hui manager du fonds GONAT à la Banque africaine de développement, elle travaille sur des problématiques qui touchent directement à la capacité des pays africains à mieux tirer parti de leurs ressources et à renforcer leur résilience économique. Une expertise très technique sur le papier, mais dont les enjeux sont particulièrement concrets.
Faire en sorte que les ressources créent davantage de valeur
L’Afrique dispose d’importantes ressources naturelles. La question n’est pourtant plus seulement de savoir ce que le continent possède, mais ce qu’il parvient réellement à en tirer. C’est précisément l’un des sujets sur lesquels travaille Gérardine Mahoro à la Banque africaine de développement. Le programme GONAT s’intéresse notamment à la gouvernance des flux issus des ressources naturelles, au commerce illicite de ces ressources et aux mécanismes de dette qui peuvent leur être adossés.
L’objectif est clair : permettre aux États de mieux protéger leurs revenus, renforcer la mobilisation de leurs ressources internes et éviter qu’une partie importante de la valeur créée par leurs richesses ne leur échappe. Cette question est devenue centrale pour de nombreux pays africains. Disposer de pétrole, de minerais, de gaz ou d’autres ressources ne garantit pas automatiquement le développement. Encore faut-il disposer des mécanismes de gouvernance, de financement et de suivi qui permettent d’en faire un véritable levier économique.
La Banque africaine de développement comme fil conducteur
La relation de Gérardine Mahoro avec les questions de développement au sein de la BAD remonte à plusieurs années.
Elle intervient déjà en 2016 sur les problématiques de gestion axée sur les résultats de développement. Elle participe alors à des initiatives visant à mieux mesurer l’efficacité des programmes publics et à encourager le financement de projets portés notamment par les jeunes et les femmes. Cette culture du résultat restera présente dans la suite de son parcours. Pour elle, financer un programme ou lancer une politique ne suffit pas. Il faut également pouvoir déterminer ce que cette action a réellement produit, pour les entreprises, pour les populations et pour l’économie.
Cette approche explique en partie la cohérence de son parcours entre développement, stratégie et mesure de l’impact.
Une expérience également acquise dans le conseil
Gérardine Mahoro ne s’est pas construite uniquement dans les institutions de développement. Elle a également travaillé dans le conseil en stratégie, notamment chez PwC à Paris, sur des problématiques liées au développement des activités de conseil et de stratégie en Afrique francophone. Cette expérience lui permet d’aborder les économies africaines avec un autre regard : celui des entreprises, des investisseurs et des organisations qui doivent décider où se développer, dans quel secteur et avec quels partenaires.
Car investir en Afrique suppose de comprendre des marchés très différents les uns des autres. Les réalités économiques de Kigali, Abidjan, Dakar, Lagos ou Kinshasa ne sont pas les mêmes. Les réglementations changent, les habitudes de consommation aussi, tout comme les rapports de force sectoriels.
C’est cette connaissance fine des environnements locaux qui va également nourrir son projet entrepreneurial.
ACT05, pour mieux comprendre avant d’investir
En 2020, Gérardine Mahoro fonde ACT05.
La société est spécialisée dans l’intelligence stratégique et sectorielle appliquée aux marchés africains. Son rôle consiste notamment à aider les entreprises et les décideurs à mieux comprendre les réalités économiques, politiques, sociales et sectorielles du continent. L’idée part d’un constat assez simple : une bonne décision d’investissement dépend d’abord de la qualité de l’information disponible.
ACT05 travaille ainsi sur l’analyse des marchés, des secteurs, des acteurs et des dynamiques locales afin d’accompagner les entreprises qui opèrent déjà en Afrique ou souhaitent s’y développer. La société s’appuie aujourd’hui sur des implantations et des relais entre Paris, Bruxelles et Abidjan, avec un positionnement clairement orienté vers les affaires en Afrique. Cette activité entrepreneuriale complète son travail dans la finance du développement. D’un côté, les politiques publiques et les institutions. De l’autre, les entreprises et les investisseurs. Dans les deux cas, la même nécessité : disposer d’une lecture précise des réalités africaines.
Une attention particulière au secteur privé
Dans les interventions de Gérardine Mahoro, une idée revient régulièrement : le développement africain ne peut pas reposer uniquement sur les États.
Le secteur privé a un rôle majeur à jouer.
PME, banques, investisseurs, groupes industriels ou entrepreneurs participent directement à la création d’emplois et de valeur sur le continent. Encore faut-il leur permettre d’accéder au financement, de comprendre les risques et d’identifier les opportunités. Son travail s’intéresse ainsi autant aux mécanismes de financement qu’à la résilience économique, à la circulation des capitaux et à la capacité des entreprises africaines à prendre davantage de place sur leurs propres marchés. Cette vision accompagne également les réflexions actuelles sur l’investissement de la diaspora et le renforcement des échanges entre pays africains.
Une expertise reconnue par le Choiseul 100 Africa
Le parcours de Gérardine Mahoro a également été remarqué au-delà de ses fonctions professionnelles.
Elle figure dans le Choiseul 100 Africa, classement consacré aux jeunes dirigeants et décideurs qui participent au développement économique du continent. Elle y apparaît notamment en 2024 et 2025 en qualité de manager du fonds GONAT à la Banque africaine de développement. Cette reconnaissance met en avant un profil encore relativement jeune, mais déjà présent sur des sujets qui compteront fortement dans les prochaines années : financement, ressources naturelles, investissement et souveraineté économique.
Une distinction qui met en avant l’expertise
La présence de Gérardine Mahoro parmi les lauréates des Africa Next Awards 2026 permet aussi de mettre en lumière une autre forme de leadership africain. Celui qui ne passe pas nécessairement par une fonction politique ou par une forte exposition médiatique. Son parcours est avant tout celui d’une experte qui travaille sur les mécanismes qui permettent aux économies de fonctionner, aux investissements de se réaliser et aux ressources de produire davantage de valeur pour les pays qui les possèdent.
À cela s’ajoute une dimension entrepreneuriale avec ACT05, qui lui permet d’intervenir directement auprès des acteurs économiques. Le 3 septembre 2026 à Paris, Africa Next Awards distinguera ainsi une professionnelle dont le travail se situe au cœur d’une question déterminante pour l’avenir du continent : comment mieux financer, mieux comprendre et mieux valoriser les économies africaines.