AxInfos
ActualitésNos ÉditosMagazinesAxInfos AfriqueAxInfos EventsAxInfos Sport
🇫🇷🇬🇧
ContactS'abonner

Navigation

Actualités
Nos Éditos
Magazines
AxInfos Afrique
AxInfos Events
AxInfos Sport

Plus

Contact
S'abonner
Langue
🇫🇷🇬🇧
Thème
AxInfos

Le média qui relie les points.

Rubriques

  • À la une
  • Nos Éditos
  • Magazines

AxInfos Afrique

  • Politique
  • Économie
  • Société
  • Diaspora
  • Décryptages
  • Voir tous

AxInfos Events

  • Agenda
  • Nos couvertures
  • Interviews
  • Photos
  • Demander une couverture
  • Voir tous

AxInfos Sport

  • Football
  • Mercato
  • Basket
  • Résultats
  • Voir tous

À propos

  • Qui sommes-nous
  • L'équipe
  • Nous contacter
  • Abonnements

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • Cookies
  • CGU
  • Vos données

Contact

  • contact@axinfos.com

© 2026 AxInfos. Tous droits réservés.

Mentions légales·Confidentialité·Cookies

Africa Next Awards 2026 : Motalib Ballouk sera distingué à Paris pour son ambition de bâtir un nouvel écosystème du cinéma africain

Entrepreneur et professionnel du cinéma, Motalib Ballouk sera distingué le 3 septembre à Paris pour un parcours consacré à la production et au développement des industries créatives africaines.

Zié Adama Coulibaly
26 août 2026·4 min de lecture·18 vues
Africa Next Awards 2026 : Motalib Ballouk sera distingué à Paris pour son ambition de bâtir un nouvel écosystème du cinéma africain

★ Points clés

  • •Né et grandi à Ouarzazate, Motalib Ballouk évolue depuis son plus jeune âge dans un environnement profondément lié aux tournages internationaux.
  • •Président-fondateur de MFV Group, il porte aujourd’hui Mota Film Village, un projet destiné à réunir cinéma, technologie, formation, tourisme et industries créatives au Maroc.
  • •Son ambition dépasse la seule production audiovisuelle : créer des infrastructures capables de former des talents africains, attirer des productions et développer de nouvelles chaînes de valeur sur le continent.

Motalib Ballouk, le cinéma comme fil conducteur

Pour comprendre le parcours de Motalib Ballouk, il faut revenir à Ouarzazate. Il y naît en 1985 et grandit dans une ville devenue l’un des principaux décors naturels du cinéma international au Maroc.

Les équipes de tournage, les décors, les techniciens et les productions étrangères font partie de son environnement très tôt. Selon sa biographie professionnelle, il découvre les plateaux dès l’enfance et commence à participer à des tournages à l’âge de huit ans.

Cette proximité avec le cinéma ne restera pas une expérience de jeunesse. Elle deviendra progressivement son métier. Le 3 septembre 2026, aux Folies Bergère à Paris, Motalib Ballouk fera partie des personnalités distinguées lors des Africa Next Awards 2026.

Apprendre le cinéma sur les plateaux et dans les écoles

Son parcours s’est construit à la fois sur le terrain et par la formation. Au fil des années, Motalib Ballouk découvre différents métiers liés aux tournages et travaille sur plusieurs productions internationales réalisées au Maroc. Il poursuit parallèlement des études consacrées au cinéma et aux sciences humaines.

En 2009, il se forme à l’Institut spécialisé dans les métiers du cinéma de Ouarzazate. Il poursuit ensuite des études en sociologie et psychologie à l’Université Ibn Zohr, avant de rejoindre à Paris le Conservatoire Libre du Cinéma Français. Cette double approche lui permet de ne pas rester concentré sur un seul métier.

Production, organisation de tournages, relations humaines, logistique et développement de projets vont progressivement se rejoindre dans son parcours.

Passer du plateau à la production exécutive

Après plusieurs années passées dans l’environnement des tournages, Motalib Ballouk développe ses propres activités de production. Son travail de producteur exécutif consiste notamment à accompagner des productions qui souhaitent travailler au Maroc : organisation des équipes, logistique, préparation des tournages, repérages et coordination des différents intervenants.

Le Maroc dispose déjà d’une longue expérience dans ce domaine. Ouarzazate, Marrakech et plusieurs autres régions du Royaume accueillent depuis des décennies des productions internationales attirées par la diversité des paysages, les équipes techniques disponibles et l’expérience accumulée localement.

Pour Motalib Ballouk, l’enjeu devient progressivement différent : ne plus seulement accueillir des productions, mais participer à la construction d’un écosystème plus complet autour d’elles.

MFV Group, changer d’échelle

Cette réflexion prend forme avec MFV Group. La société française MFV Group – Mota Film Village est créée en 2021, avec Motalib Ballouk à sa présidence. Au Maroc, une structure Mota Film Village est également constituée en 2024. Le projet entre alors dans une nouvelle phase.

L’idée n’est pas de créer uniquement de nouveaux studios de cinéma. MFV veut réunir dans un même environnement plusieurs fonctions qui sont généralement dispersées : préproduction, tournage, postproduction, formation, technologie, hébergement, événementiel et tourisme. C’est cette intégration qui constitue le cœur du projet.

Mota Film Village, un projet encore en développement

Il est important de préciser où en est réellement le projet. Mota Film Village n’est pas aujourd’hui un complexe entièrement achevé et opérationnel. Entre 2022 et 2024, MFV a principalement travaillé sur les études de faisabilité, le master plan, la structuration juridique et financière et le modèle économique.

Entre 2024 et 2026, le groupe est entré dans une phase de partenariats institutionnels et stratégiques. La période 2025-2026 correspond notamment à l’identification du site, à la définition du programme et aux cahiers des charges.

MFV présente aujourd’hui un projet particulièrement ambitieux, appelé à se développer sur environ 450 hectares au Maroc. Ces chiffres relèvent encore des objectifs du projet et non de résultats déjà atteints.

Réunir toute la chaîne de fabrication d’un film

La vision portée par Motalib Ballouk repose surtout sur un problème très concret. Tourner un film nécessite aujourd’hui une multitude de prestataires.

Il faut écrire, préparer les décors, recruter les équipes, trouver les équipements, tourner, monter, enregistrer le son, réaliser les effets visuels puis préparer la distribution. MFV veut réunir ces différentes étapes dans un même écosystème.

Le projet prévoit ainsi des infrastructures de préproduction, des studios, des équipements de tournage, des capacités de postproduction, des espaces consacrés au son, mais également des services liés à l’hébergement et à la logistique. L’objectif est de permettre aux productions de gagner du temps tout en développant davantage de compétences et de prestations localement.

Faire du cinéma une véritable industrie

C’est probablement là que se situe l’ambition la plus importante de Motalib Ballouk. Son discours dépasse le cinéma considéré uniquement comme un art. Il le présente également comme une industrie capable de créer des emplois, de développer des entreprises et d’attirer des investissements.

Un tournage mobilise des techniciens, mais aussi des hôtels, des restaurants, des transporteurs, des menuisiers, des décorateurs, des sociétés de sécurité ou encore des prestataires numériques. Une industrie audiovisuelle structurée peut donc avoir des effets économiques bien au-delà des studios.

MFV affiche ainsi l’ambition de créer plusieurs milliers d’emplois directs à terme et de développer autour du projet un réseau d’entreprises spécialisées. Ces objectifs restent à concrétiser, mais ils montrent l’échelle à laquelle le groupe souhaite travailler.

La technologie comme nouvelle composante du cinéma

Le projet intègre également une dimension technologique importante. Intelligence artificielle appliquée à la production, effets visuels, infrastructures numériques et nouvelles méthodes de fabrication audiovisuelle font partie des domaines que MFV souhaite développer.

Cette évolution correspond à une transformation profonde du cinéma mondial. Les studios ne sont plus seulement des bâtiments dans lesquels on installe des caméras. La production devient de plus en plus numérique, avec des outils de prévisualisation, des effets en temps réel, des décors virtuels et des besoins croissants en calcul informatique.

Pour Motalib Ballouk, le Maroc doit pouvoir prendre sa place dans cette évolution plutôt que de rester uniquement une destination de tournage.

Former davantage de talents africains

La formation occupe également une place importante dans le projet. MFV prévoit de développer des programmes consacrés aux métiers du cinéma, de l’audiovisuel et des technologies associées. L’ambition est notamment de faciliter l’accès des jeunes et des femmes à ces métiers. C’est un enjeu déterminant.

Attirer des productions internationales peut créer une activité ponctuelle. Former des professionnels capables ensuite de travailler sur plusieurs productions permet de construire une industrie beaucoup plus durable.

Le groupe souhaite également mettre en relation les talents africains avec des partenaires et professionnels internationaux. Cette dimension donne au projet une portée qui dépasse le Maroc.

Du Maroc vers le reste du continent

Lors de l’Africa Investment Forum 2025 à Rabat, Motalib Ballouk présente d’ailleurs Mota Film Village comme un projet appelé à contribuer au développement du cinéma à l’échelle africaine. Le premier site est prévu au Maroc, mais la vision affichée est continentale.

Le groupe veut notamment favoriser les collaborations entre professionnels africains, développer les échanges de savoir-faire et créer des liens avec les grands acteurs internationaux de l’industrie.

Cette ambition rejoint une réalité : le cinéma africain possède aujourd’hui davantage de visibilité internationale, mais de nombreux pays restent confrontés à un manque d’infrastructures techniques, de financements et de capacités de production.

La question n’est donc plus seulement de produire davantage d’histoires africaines. Il faut également disposer des outils permettant de les produire dans de bonnes conditions.

Ouarzazate comme point de départ, l’Afrique comme horizon

Il y a finalement une certaine continuité dans le parcours de Motalib Ballouk. Il a grandi dans une région où le cinéma international venait chercher des décors et des équipes.

Aujourd’hui, il veut participer à une nouvelle étape : faire en sorte que le Maroc et l’Afrique puissent aussi disposer d’infrastructures capables de maîtriser une plus grande partie de la chaîne de valeur. Cette évolution résume assez bien le projet MFV. Passer du territoire qui accueille les tournages au territoire qui construit aussi les outils, les compétences et les entreprises nécessaires pour les produire.

Africa Next Awards 2026 : une distinction pour une ambition en construction

Le 3 septembre 2026, les Africa Next Awards distingueront ainsi Motalib Ballouk pour un parcours directement lié au cinéma et aux industries créatives.

De ses premières expériences sur les plateaux de Ouarzazate à la production exécutive, puis au développement de MFV Group, il a progressivement déplacé son activité du tournage vers la construction d’un projet industriel plus large. Cette distinction intervient alors que Mota Film Village reste encore en développement.

Elle récompense donc autant une expérience acquise dans le cinéma qu’une ambition désormais assumée : faire du Maroc une plateforme capable de connecter davantage les talents africains, les infrastructures de production et les grandes opportunités internationales des industries créatives.

 

Chronologie

2009

Formation aux métiers du cinéma à Ouarzazate

2021

Création de MFV Group en France

2024

Constitution de Mota Film Village au Maroc

3 septembre 2026

Africa Next Awards, Paris

Partager :

Articles liés

Afrique
Zié Adama Coulibaly
Afrique
Paris
Awards
Décembre
Zié Adama Coulibaly
Zié Adama CoulibalyChief Executive Officer
Africa Next Awards 2026 : Daniel Bumba Lubaki, de l’économie à la bataille quotidienne pour transformer Kinshasa

Africa Next Awards 2026 : Daniel Bumba Lubaki, de l’économie à la bataille quotidienne pour transformer Kinshasa

Africa Next Awards 2026 : de Luanda aux podiums du monde, Maria Borges a fait de ses racines une signature

Africa Next Awards 2026 : de Luanda aux podiums du monde, Maria Borges a fait de ses racines une signature

Africa Next Awards 2026 : Maxime Abdou Isiaka, l’homme qui veut transformer la diaspora en force économique entre Abidjan et l’Europe

Africa Next Awards 2026 : Maxime Abdou Isiaka, l’homme qui veut transformer la diaspora en force économique entre Abidjan et l’Europe