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Africa Next Awards 2026 : du renseignement de terrain à la souveraineté numérique, Jean-Christophe Cloetens sera l’un des parrains de la cérémonie

Après 34 ans dans la Gendarmerie et des missions de renseignement jusqu’au Kosovo, Jean-Christophe Cloetens travaille aujourd’hui sur l’OSINT, les risques cyber et la souveraineté informationnelle.

Zié Adama Coulibaly
30 août 2026·6 min de lecture·137 vues
Africa Next Awards 2026 : du renseignement de terrain à la souveraineté numérique, Jean-Christophe Cloetens sera l’un des parrains de la cérémonie
© AxInfos

★ Points clés

  • •Entre 2000 et 2003, il sert au Kosovo pour la mission des Nations unies comme Intelligence Officer
  • •Après le service public, il s’est tourné vers le renseignement stratégique, l’OSINT et la cyber-investigation.
  • •Jean-Christophe Cloetens a consacré 34 années à la Gendarmerie nationale

Dans son métier, le plus important est souvent ce que personne ne regarde encore

Une crise n’arrive presque jamais sans prévenir. Avant qu’une entreprise ne découvre une campagne de désinformation dirigée contre elle, avant qu’une attaque informatique ne devienne publique ou avant qu’une menace ne prenne une dimension opérationnelle, il existe souvent des traces. Un pseudonyme. Une fuite de données. Une rumeur qui commence à circuler. Une infrastructure numérique inhabituelle. Une relation qui paraît anodine. Un signal suffisamment faible pour passer inaperçu.

Le métier de Jean-Christophe Cloetens consiste depuis longtemps à regarder précisément ces détails.

Son parcours l’a conduit des missions de sécurité de l’État au renseignement opérationnel, puis de l’analyse criminelle aux nouvelles formes de renseignement numérique. Trente-quatre années dans la Gendarmerie nationale lui ont fait connaître la protection de hautes personnalités, le Kosovo de l’après-guerre, la lutte antiterroriste, la criminalité organisée et la sécurité d’installations sensibles.

Depuis son passage dans le secteur privé, le terrain a changé. Les menaces circulent désormais aussi à travers les réseaux sociaux, les bases de données compromises, les campagnes d’influence, les cryptomonnaies ou le dark web.

La logique, elle, reste étonnamment proche : recueillir des informations dispersées, les vérifier, comprendre les relations entre elles et essayer de voir suffisamment tôt ce qu’elles peuvent annoncer.

Le 3 septembre 2026, Jean-Christophe Cloetens sera l’un des parrains de la première édition des Africa Next Awards aux Folies Bergère à Paris. Sa présence introduit dans la cérémonie un sujet qui dépasse très largement le monde de la cybersécurité : dans une économie où l’information est devenue une ressource stratégique, qui maîtrise réellement les données permettant de comprendre, protéger et décider ?

Avant les algorithmes, il y avait le terrain

Il serait facile de présenter Jean-Christophe Cloetens comme un spécialiste de l’OSINT et de la cybersécurité. Ce serait oublier que son rapport au renseignement commence bien avant Internet tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Il entre dans la Gendarmerie nationale et y construit une carrière de plus de trois décennies.

Au cours des années 1990, il est notamment affecté au Groupe de protection du Premier ministre au sein de la Garde républicaine. Entre 1993 et 1998, il participe ainsi à la sécurité rapprochée de plusieurs chefs de gouvernement.

Le métier ne consiste pas seulement à rester physiquement proche d’une personnalité. La protection repose sur une préparation permanente : connaître les itinéraires, comprendre un environnement, anticiper les vulnérabilités, étudier les profils susceptibles de représenter un risque et adapter un dispositif lorsque la situation change.

Autrement dit, protéger commence longtemps avant qu’un incident ne survienne.

Cette logique d’anticipation traversera ensuite presque toutes les étapes de son parcours.

Mitrovica : le renseignement dans un territoire sous tension

En 2000, Jean-Christophe Cloetens quitte temporairement le cadre français pour une mission particulièrement sensible.

Il est détaché auprès des Nations unies au Kosovo dans le cadre de l’UNMIK Police, mission internationale créée après le conflit qui a profondément marqué le territoire à la fin des années 1990.

Il est affecté à Mitrovica comme Intelligence Officer.

À cette époque, la ville symbolise une grande partie des tensions du Kosovo. La rivière Ibar sépare largement les populations serbes au nord et albanaises au sud. Affrontements, tensions communautaires, criminalité, enjeux politiques et présence internationale font de la région l’un des espaces les plus difficiles à stabiliser.

Le renseignement opérationnel y devient indispensable.

Comprendre les acteurs présents, identifier les réseaux, anticiper les incidents, suivre l’évolution des tensions et transmettre une information exploitable aux responsables opérationnels font partie du quotidien.

Jean-Christophe Cloetens reste au Kosovo jusqu’en 2003.

Plus de vingt ans plus tard, cette expérience demeure l’un des points structurants de son parcours. Elle lui vaudra notamment l’attribution de la Croix du Combattant en reconnaissance de ses missions effectuées dans les Balkans.

De l'antiterroriste à la criminalité organisée

De retour dans les structures françaises, sa carrière l’amène vers plusieurs environnements spécialisés.

Il passe notamment par le Bureau de la lutte antiterroriste de la Direction générale de la Gendarmerie nationale.

Il travaille également au SIRASCO, le Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée, structure chargée de mieux comprendre les phénomènes criminels complexes et leurs évolutions.

Trafic de stupéfiants, réseaux structurés, criminalité transnationale, blanchiment, groupes organisés : dans ces domaines, une enquête ne peut plus être uniquement pensée dossier par dossier. Il faut observer les connexions, comprendre les structures et identifier les transformations du phénomène criminel.

Jean-Christophe Cloetens passe aussi par la Division du renseignement criminel de la région de Gendarmerie d’Île-de-France.

À mesure que sa carrière avance, le point commun devient de plus en plus évident : le renseignement n’est pas seulement la possession d’une information secrète. Il est la capacité à donner du sens à plusieurs informations qui, prises séparément, ne racontent parfois presque rien.

Puis viennent les installations nucléaires

Son parcours le conduit également au Commandement spécialisé pour la sécurité nucléaire, le COSSEN.

L’environnement change encore.

Il ne s’agit plus uniquement de comprendre un réseau criminel ou d’anticiper une menace contre une personnalité. La protection du nucléaire impose une réflexion sur des infrastructures particulièrement sensibles, les risques internes ou externes, la sûreté des sites et les scénarios susceptibles de compromettre leur sécurité.

Cette succession d’expériences donne au parcours de Cloetens quelque chose d’assez particulier : il n’a pas appris la notion de risque depuis un seul secteur.

Il l’a observée autour de responsables politiques, dans une zone post-conflit, face à des organisations criminelles et autour d’infrastructures critiques.

Lorsque le numérique prend ensuite une place centrale dans les questions de sécurité, le changement technologique est immense. Le raisonnement, lui, ne part pas de zéro.

Quitter l’uniforme sans quitter le renseignement

Après trente-quatre années de service, Jean-Christophe Cloetens rejoint le secteur privé.

Le vocabulaire change rapidement.

On parle désormais d’intelligence économique, de réputation numérique, de cyber-investigation, de veille stratégique, de due diligence ou d’OSINT.

Mais derrière les anglicismes se trouve une question familière : que peut-on savoir suffisamment tôt pour prendre une meilleure décision ?

Il développe ainsi plusieurs activités autour du conseil, de l’analyse des risques et de la sécurité informationnelle. Son activité professionnelle déclarée couvre notamment la veille stratégique, l’analyse et l’exploitation de données issues de sources ouvertes, l’évaluation des risques, la réputation numérique ainsi que la sensibilisation à la cybersécurité et à l’intelligence économique.

Il développe également des activités dans les Balkans, région avec laquelle il conserve un lien particulier depuis ses années au Kosovo.

En parallèle, il devient membre fondateur du Cercle K2, espace réunissant des professionnels issus de nombreux secteurs autour de questions de sécurité, d’économie, de droit, d’intelligence économique et de géopolitique.

Le passage du public au privé ne signifie donc pas pour lui un abandon du renseignement.

Il change surtout de destinataires.

L’OSINT : enquêter avec ce qui est accessible à tout le monde

C’est probablement l’un des paradoxes les plus intéressants du renseignement moderne.

Une quantité gigantesque d’informations nécessaires à une enquête n’est pas secrète.

Elle se trouve sur Internet.

Réseaux sociaux, registres d’entreprises, données cartographiques, photographies, vidéos, archives web, publications institutionnelles, informations techniques sur des domaines Internet, transactions sur certaines blockchains ou bases de données publiquement accessibles peuvent révéler énormément de choses.

C’est ce que l’on appelle l’OSINT, pour Open Source Intelligence : le renseignement à partir de sources ouvertes.

Mais accéder à une information n’est pas la même chose que produire du renseignement.

Tout le monde peut effectuer une recherche sur Google. Beaucoup plus difficile est la capacité à vérifier une donnée, détecter une manipulation, recouper plusieurs identités numériques, suivre un réseau, remettre une photographie dans son contexte ou distinguer un simple bruit numérique d’un véritable signal d’alerte.

C’est précisément cette différence sur laquelle Jean-Christophe Cloetens insiste aujourd’hui.

Dans un monde où l’information est partout, le défi n’est plus seulement de la trouver.

Il faut réussir à lui donner du sens.

Lorsque trop d’information devient elle-même un problème

Nous vivons un paradoxe.

Jamais les entreprises, les États et les citoyens n’ont eu accès à autant de données. Pourtant, cette abondance ne signifie pas nécessairement que nous comprenons mieux notre environnement.

Des millions de publications apparaissent chaque minute. Les vidéos peuvent être manipulées. L’intelligence artificielle permet de fabriquer des contenus extrêmement crédibles. Une information vraie peut être sortie de son contexte. Une fuite authentique peut être mélangée à de fausses données. Plusieurs comptes peuvent donner artificiellement l’impression qu’un mouvement est spontané.

Dans cet environnement, accumuler de l’information peut parfois rendre une situation encore plus confuse.

Cloetens défend donc une approche où la technologie sert avant tout à aider l’analyste.

Collecter. Trier. Relier. Cartographier. Détecter des anomalies. Identifier les signaux faibles. Puis laisser l’humain interpréter.

Ce dernier point compte particulièrement dans son discours.

L’intelligence artificielle peut accélérer considérablement l’analyse, mais elle ne supprime ni le besoin de discernement ni la responsabilité de celui qui prend la décision.

2026 : le passage à Terra Osint

Cette logique se retrouve aujourd’hui dans son activité autour de Terra Osint, où Jean-Christophe Cloetens exerce les fonctions de directeur institutionnel.

Le projet développe une plateforme destinée à faciliter l’exploitation de grandes quantités de données dans des contextes d’enquête, de renseignement stratégique ou d’analyse des risques.

L’objectif est notamment de permettre à un analyste de cartographier des acteurs et leurs relations, suivre des informations géographiques, surveiller des environnements numériques, identifier des signaux faibles ou observer l’évolution de certains réseaux.

Autour de Terra Osint se développent également Terra Ops et Terra Intell, avec une logique plus large mêlant analyse informationnelle, études stratégiques et préparation d’environnements opérationnels.

En 2026, l’écosystème Terra obtient notamment une reconnaissance dans le cadre du Challenge Défense organisé à Saint-Quentin-en-Yvelines avec Airbus Defence and Space et plusieurs partenaires de l’écosystème défense et innovation.

Pour Cloetens, l’enjeu ne tient cependant pas uniquement à la performance technologique.

Il utilise régulièrement un autre mot : souveraineté.

Pourquoi la souveraineté numérique ne concerne pas seulement les informaticiens

Pendant longtemps, la souveraineté se pensait surtout en termes de territoire, d’armée, d’énergie ou de monnaie.

Le numérique oblige à élargir cette définition.

Lorsqu’une administration dépend entièrement de technologies étrangères pour stocker ses données, analyser ses réseaux ou protéger ses communications, une partie de son autonomie dépend automatiquement d’acteurs extérieurs.

Lorsqu’un pays ne possède pas les capacités permettant de comprendre les campagnes informationnelles qui le ciblent, il peut aussi devenir vulnérable à des opérations d’influence qu’il identifie trop tard.

Lorsqu’une entreprise ne sait pas où circulent les données de ses dirigeants ou de ses collaborateurs, elle peut subir une attaque longtemps après la première compromission.

Pour Jean-Christophe Cloetens, les questions de cybersécurité ne peuvent donc plus être traitées comme de simples problèmes informatiques confiés à une direction technique.

Elles touchent désormais directement à la stratégie.

Et cette réflexion rencontre aujourd’hui des enjeux particulièrement importants en Afrique.

L’Afrique face à une équation nouvelle

La transformation numérique du continent africain avance extrêmement vite.

Paiements mobiles, administrations en ligne, banques numériques, plateformes d’identité, télécommunications, services de santé, réseaux énergétiques ou systèmes de transport dépendent de plus en plus d’infrastructures numériques.

Cette évolution crée des opportunités considérables.

Elle crée également de nouvelles vulnérabilités.

Plus une économie se numérise, plus une attaque informatique peut produire des conséquences réelles. Une fuite de données peut toucher des millions de citoyens. Une campagne de désinformation peut provoquer une crise politique ou réputationnelle. Une attaque contre un opérateur essentiel peut perturber des services dont dépend une partie de la population.

À cela s’ajoute un autre enjeu : une part importante des technologies, infrastructures cloud, plateformes sociales et outils d’analyse utilisés sur le continent appartient à des acteurs extérieurs.

La question n’est donc plus seulement de connecter davantage l’Afrique.

Elle est aussi de savoir qui maîtrise les outils, les données et les compétences permettant de comprendre ce qui circule sur ces réseaux.

La formation pourrait être plus stratégique que l’achat de logiciels

Sur ce sujet, une erreur serait de croire qu’une solution technologique suffit.

Un pays peut acheter la meilleure plateforme d’investigation disponible. Sans analystes capables de l’utiliser, sans cadre juridique adapté, sans coordination entre administrations et sans professionnels suffisamment formés pour interpréter les résultats, la technologie ne résoudra pas grand-chose.

C’est aussi pour cette raison que la formation revient régulièrement dans les activités de Jean-Christophe Cloetens.

Sensibilisation à l’intelligence économique, compréhension des risques cyber, lecture stratégique de l’environnement, protection de la réputation ou identification des fuites de données font partie des domaines sur lesquels il intervient.

Dans le cas africain, cette question pourrait devenir décisive.

Le continent possède une population particulièrement jeune et des centaines de milliers de profils qui entrent chaque année dans les métiers du numérique.

Transformer une partie de cette jeunesse en analystes OSINT, spécialistes cyber, enquêteurs numériques ou experts de l’intelligence économique signifie ne pas uniquement importer des solutions.

Cela signifie aussi construire les compétences capables de les contrôler.

DataSentinel et la volonté de développer un axe africain

Cette orientation apparaît également dans les projets associés à DataSentinel, activité développée par Jean-Christophe Cloetens autour de la veille stratégique, de la cyber-investigation, des risques numériques et de l’intelligence économique.

Après la France et les Balkans, un développement africain est envisagé autour de DataSentinel Africa.

L’ambition affichée consiste à créer des passerelles entre les expertises européennes et africaines en matière de cybercriminalité, de veille stratégique et de coopération sécuritaire.

À ce stade, l’intérêt du projet réside peut-être moins dans sa taille que dans la direction qu’il indique.

Les relations économiques entre l’Europe et l’Afrique sont souvent racontées à travers les investissements, les infrastructures ou les matières premières.

Le renseignement économique et la sécurité numérique restent beaucoup moins visibles.

Ils deviennent pourtant indispensables dès lors que les entreprises européennes et africaines travaillent ensemble, que les investissements traversent plusieurs juridictions et que les décisions reposent sur des informations dont il faut pouvoir vérifier la fiabilité.

Une entreprise peut perdre une bataille avant même de savoir qu’elle a commencé

Jean-Christophe Cloetens insiste particulièrement sur les risques réputationnels et informationnels.

Prenons une entreprise qui prépare un investissement dans un nouveau pays.

Une rumeur apparaît sur les réseaux sociaux.

Quelques comptes reprennent l’information. Une vidéo est publiée. Un document supposément interne commence à circuler. Des médias locaux s’y intéressent. En quelques jours, ce qui ressemblait à une publication isolée devient une controverse.

Le réflexe classique consiste à intervenir une fois que la crise devient visible.

L’intelligence stratégique cherche au contraire à voir ce qui s’est passé avant.

Qui a lancé le récit ? Les comptes sont-ils liés ? Le document est-il authentique ? Existe-t-il un acteur économique susceptible d’avoir intérêt à la campagne ? Le sujet était-il déjà présent dans certains réseaux plusieurs semaines auparavant ?

Ce type de question explique pourquoi les frontières entre cybersécurité, renseignement économique et communication de crise deviennent de plus en plus floues.

La réputation elle-même est désormais une infrastructure à protéger.

Les cryptomonnaies montrent jusqu’où les menaces peuvent se mélanger

Jean-Christophe Cloetens travaille aussi sur les risques liés aux actifs numériques.

Là encore, le sujet dépasse la finance.

Lorsqu’une personne possède un portefeuille important de cryptomonnaies, une fuite de données peut révéler son identité, son adresse ou certains détails de son activité. Ce qui commence par un problème numérique peut ensuite devenir une menace physique.

Phishing, vol d’identifiants, ingénierie sociale, doxxing, surveillance, extorsion et parfois enlèvement peuvent ainsi se retrouver dans la même chaîne de risque.

C’est précisément ce que les spécialistes appellent une menace hybride : une attaque qui mélange plusieurs terrains au lieu de rester uniquement informatique ou uniquement physique.

Pour quelqu’un dont la carrière a commencé dans la protection rapprochée, cette évolution possède forcément une résonance particulière.

La sécurité physique et la sécurité numérique ne vivent plus dans deux mondes séparés.

Le renseignement n’est pas une accumulation de secrets

C’est probablement la partie la plus intéressante du parcours de Jean-Christophe Cloetens.

Il a connu un monde où l’information était rare, difficile à obtenir et souvent enfermée dans des circuits institutionnels.

Il travaille aujourd’hui dans un monde où l’information est tellement abondante qu’elle peut devenir inutilisable.

Entre les deux, la fonction du renseignement a changé sans complètement changer.

Hier comme aujourd’hui, le véritable enjeu reste de transformer des éléments dispersés en compréhension.

Une photographie n’est pas un renseignement.

Une adresse IP n’est pas un renseignement.

Un profil LinkedIn n’est pas un renseignement.

Une transaction financière n’est pas un renseignement.

Ce qui devient utile est la relation entre toutes ces informations et la conclusion suffisamment solide que l’on peut en tirer.

C’est cette culture de l’analyse que Cloetens cherche aujourd’hui à prolonger avec les outils numériques.

Pourquoi son rôle de parrain prend du sens

Jean-Christophe Cloetens ne sera pas distingué comme lauréat des Africa Next Awards 2026.

Il en sera l’un des parrains.

La nuance est importante.

Le rôle d’un parrain ne consiste pas uniquement à ajouter un nom à une affiche. Il permet aussi d’incarner l’un des univers avec lesquels l’événement souhaite créer des passerelles.

Dans son cas, cet univers est celui de l’information stratégique, de la sécurité et de la souveraineté numérique.

Des sujets moins visibles que la culture, le sport ou l’entrepreneuriat, mais qui deviennent incontournables à mesure que les économies africaines se numérisent et que leurs entreprises prennent davantage de poids à l’international.

La présence de Jean-Christophe Cloetens ouvre ainsi une conversation particulièrement actuelle : comment faire en sorte que la croissance numérique africaine s’accompagne également d’une capacité africaine à analyser, protéger et maîtriser l’information ?

Une carrière qui est passée du terrain à la donnée sans perdre le même réflexe

En regardant son parcours dans son ensemble, une continuité apparaît.

Dans la Garde républicaine, il fallait anticiper ce qui pouvait menacer une personnalité.

À Mitrovica, il fallait comprendre ce qui pouvait déstabiliser une région.

Dans le renseignement criminel, il fallait relier des informations pour comprendre des organisations.

Dans la sécurité nucléaire, il fallait imaginer les vulnérabilités avant qu’elles ne soient exploitées.

Aujourd’hui, dans l’OSINT et la cyber-investigation, il faut détecter ce que des données dispersées peuvent annoncer.

Les outils ont énormément changé.

Le réflexe est resté le même : essayer de comprendre avant d’avoir à subir.

Le 3 septembre 2026, aux Folies Bergère, Jean-Christophe Cloetens apportera cette expérience aux Africa Next Awards en qualité de parrain.

Un profil inhabituel dans une cérémonie consacrée aux parcours qui transforment l’Afrique et ses diasporas.

Mais peut-être précisément pour cette raison, un profil particulièrement utile.

Car à l’heure de l’intelligence artificielle, des deepfakes, des cyberattaques et des batailles d’influence, l’avenir du continent ne dépendra pas seulement de sa capacité à produire davantage de données.

Il dépendra aussi de sa capacité à savoir ce qu’elles veulent réellement dire.

Chronologie

Début des années 1990

Carrière au sein de la Gendarmerie nationale

1993-1998

Groupe de protection du Premier ministre au sein de la Garde républicaine

2000-2003

Intelligence Officer auprès de l’UNMIK Police à Mitrovica, au Kosovo

Années 2000-2010

Missions dans différentes structures de renseignement et de sécurité de la Gendarmerie

Parcours ultérieur

Bureau de lutte antiterroriste, renseignement criminel et SIRASCO

Parcours ultérieur

Commandement spécialisé pour la sécurité nucléaire

2020

Membre fondateur du Cercle K2

2023

Développement d’une activité indépendante en veille stratégique, OSINT et intelligence économique

2025

Décoré de la Croix du Combattant en reconnaissance de ses missions dans les Balkans

2026

Directeur institutionnel de Terra Osint

2026

Développement des expertises Terra Osint, Terra Ops et Terra Intell

3 septembre 2026

Jean\-Christophe Cloetens sera l’un des parrains des Africa Next Awards aux Folies Bergère à Paris

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