“Mohamed Bazoum est détenu depuis le coup d’État de 2023. Son mandat a pris fin en avril 2026, sans changement de situation. Entre pression internationale …
— Ouattara Zana Abou
Un président renversé et toujours retenu
Depuis le coup d’État du 26 juillet 2023, Mohamed Bazoum est détenu dans le palais présidentiel de Niamey par la junte militaire. Il est maintenu avec son épouse dans des conditions strictes, avec un accès très limité à l’extérieur. Malgré sa chute, il n’a jamais officiellement démissionné, revendiquant toujours sa légitimité démocratique.
Un mandat terminé, mais aucune issue politique
Le 2 avril 2026 marque officiellement la fin de son mandat présidentiel. Pourtant, cette échéance n’a entraîné aucun changement concret. La junte au pouvoir n’a donné aucun signal sur une éventuelle libération ou un procès. Le flou reste total sur son statut : ancien chef d’État, mais toujours prisonnier politique.
Pressions internationales sans effet
Plusieurs organisations internationales, dont l’Union européenne et les Nations unies, dénoncent une détention jugée arbitraire et réclament sa libération. Mais la junte dirigée par Abdourahamane Tchiani rejette ces pressions et considère l’affaire comme interne.
Un avenir suspendu aux décisions de la junte
Aujourd’hui, trois scénarios dominent : un maintien en détention prolongé, un procès pour “haute trahison”, ou une libération sous pression internationale. Aucun de ces scénarios n’est confirmé. Dans tous les cas, le sort de Bazoum reste étroitement lié à l’évolution politique du Niger, toujours dirigé par les militaires.
Un président élu devenu prisonnier politique : le cas Bazoum symbolise l’impasse actuelle du Niger.