Crise à la FITKD : Jean-Marc Yacé réunit les maîtres de salle et ouvre la voie au dialogue avec le ministère.
Après la décision du ministère des Sports, Jean-Marc Yacé suspend l’AG du 27 septembre, reconnaît l’autorité de la tutelle et ouvre une phase de dialogue pour sortir la FITKD de la crise.


Taekwondo ivoirien : Jean-Marc Yacé suspend l’AG du 27 septembre et choisit la voie du dialogue
La crise qui secoue la Fédération ivoirienne de taekwondo semble entrer dans une nouvelle phase. Quelques jours après la décision du ministère des Sports demandant la reprise de l’Assemblée générale ordinaire du 28 décembre 2025 et la révision des textes avant toute nouvelle échéance élective, Jean-Marc Yacé opte désormais pour le dialogue avec la tutelle.
Réunis ce dimanche 20 septembre au Club municipal de Cocody 2 Plateaux, les maîtres de salle ont été informés de la position du président de la FITKD. Selon le compte rendu de la rencontre, Jean-Marc Yacé a reconnu l’autorité du ministère des Sports et assuré ne pas vouloir engager de bras de fer avec la tutelle. Conséquence immédiate : l’Assemblée générale prévue le 27 septembre est suspendue dans l’attente d’une audience sollicitée auprès du ministre des Sports.
Le changement de séquence est important. Avant l’intervention ministérielle, cette AG devait notamment examiner les bilans de l’exercice 2025, mettre en place un comité électoral indépendant et préparer la prochaine Assemblée générale élective. Le ministère a depuis demandé que le processus soit repris sur de nouvelles bases, avec une révision consensuelle des textes et une supervision du ministère et du Comité national olympique.
Cette nouvelle posture ne règle toutefois pas encore la crise. L’audience attendue avec le ministère devra déterminer les modalités concrètes de la reprise de l’AG du 28 décembre 2025, de la modification des statuts et, surtout, du futur calendrier électoral. Mais le choix de suspendre l’échéance du 27 septembre réduit, au moins provisoirement, le risque d’un affrontement institutionnel.
En toile de fond demeure également la question de l’éligibilité à la présidence de la FITKD. World Taekwondo avait attiré l’attention sur la disposition fixant à 40 ans l’âge minimum des candidats, la jugeant particulièrement restrictive pour les jeunes dirigeants et les athlètes récemment retraités. Cette question touche directement au débat entourant Cheick Sallah Cissé, dont le nom revient régulièrement dans les discussions sur l’avenir de la fédération, sans qu’il soit nécessaire à ce stade de présumer d’une candidature officielle.
Après plusieurs mois de tensions, l’enjeu dépasse désormais les personnes. Il s’agit de reconstruire un cadre accepté par tous, suffisamment solide pour que la prochaine bataille se joue sur un projet pour le taekwondo ivoirien, et non sur la validité des règles du jeu.


