Une offensive coordonnée d’ampleur nationale
Le 25 avril 2026, le Mali a été le théâtre d’une série d’attaques simultanées. Des groupes armés ont visé plusieurs villes stratégiques, dont la capitale Bamako et la base militaire de Kati. Des explosions, tirs nourris et assauts coordonnés ont été signalés sur plusieurs fronts.
Une alliance inédite entre groupes armés
Les attaques sont attribuées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, en coordination avec des rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad. Cette coopération entre groupes auparavant distincts marque une évolution majeure du conflit.
Des cibles hautement stratégiques
Parmi les cibles figurent des infrastructures clés : aéroport de Bamako, bases militaires, centres urbains et villes du nord comme Kidal et Gao. Certains groupes affirment avoir pris le contrôle de zones entières, notamment Kidal, même si ces informations restent partiellement vérifiées.
Une pression politique accrue sur la junte
L’ampleur de l’attaque, qualifiée de « sans précédent », fragilise la crédibilité du pouvoir militaire. Depuis 2021, la junte justifie son maintien par la promesse de restaurer la sécurité. Or, cette offensive montre au contraire une montée en puissance des groupes armés, désormais capables d’opérer jusqu’au cœur du pouvoir.
Un risque de recomposition plus large
L’alliance entre jihadistes et rebelles touaregs change la nature du conflit. Elle pourrait conduire soit à une intensification de la guerre, soit à une ouverture de négociations sous contrainte. Dans les deux cas, le pouvoir actuel entre dans une phase d’incertitude stratégique.
Une attaque majeure qui ne renverse pas encore le pouvoir, mais qui en révèle les limites et ouvre une période d’incertitude.